En 2015, François Hollande c'est 900 euros de dette publique supplémentaire par français !
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30ème Chronique

Chauffage des Couronneries : Alain Claeys s'émancipe de Jacques Santrot

Kritix, le Wednesday 8 July 2009 - 3478 consultations - Commenter la chronique

Éliane Rousseau, une nature ! Truculente, l'adjointe de la majorité municipale de Poitiers présenta une délibération sur le chauffage urbain, alors que la séance publique du 29 juin 2009 (voir chronique Poitiers-Jeunes : Alain Claeys s'émancipe de Jacques Santrot) prenait un tour survolté. « L'année dernière une délégation de service publique [ndr : DSP] d'une durée de 15 ans, pour un réseau à 75 % d'énergie renouvelable. La DSP exige une continuité de service, pour écarter les coupures d'eau chaude... [ndr : Alain Claeys se mit à sourire après que sa conseillère zélée eut rapportée que, étant domiciliée aux Couronneries, elle subissait des coupures d'eau chaude. En ces temps caniculaires, c'est dire le confort spartiate du Poitiers périphérique !]. La négociation a pu aller jusqu'au bout ; elle concerne 20 000 usagers. [...] [Il y aura] l'augmentation sur le réseau primaire [ndr : réseau qui appartient à la CAP] de la DSP. [...] Le choix de Dalkia permet un projet qui s'intègre dans le paysage. »
       Alain Claeys, « Un cabinet a été précieux pour corriger le tir [notamment sur la chaudière à bois] »
       Le conseiller Patrick Coronas, fervent défenseur de l'accroissement de l'offre des services publiques, « Le choix du délégataire est celui qui correspond le plus aux critères [ndr : cahier des charges] pour la chaudière bois ; ça a beaucoup joué pour ces 15 ans à venir. Pour les futurs élus, il faut leur permettre d'avoir le choix le plus large possible [ndr : choisir ou non un système de régie] ».

Vue du Clain à Poitiers, depuis la Tour à l'Oiseau du parc de Blossac. Juin 2009.
© kritix.com

L'adjoint vert de la majorité municipale, Robert Rochaud, « Je me félicite de la chaufferie bois et des panneaux photovoltaïques [sur les toitures]. [...] Je suis inquiet : si les calculs sont exacts, si on prend en compte l'investissement, l'amortissement, on est très loin de ce qu'il faudrait [ndr : en terme d'amortissement] ! » Le maire voulut interrompre la démonstration qui s'annonçait, mais le mistigri arriva quand même.
       « Alain, laisse-moi finir ! » interjeta le conseiller vert avec une violence toute contenue, devant laquelle le maire dût s'incliner au risque de passer pour un adversaire de la transparence... « A la fin de la concession, nous aurons un réseau comme neuf avec 34 centimes du kWh. Si considère 10 % de pertes, même si [le prix du kWh] chute, on est à 40 centimes. Dans ce contexte de chauffage urbain, on serait dans la même position qu'une gestion en régie. Il faudrait l'étudier. » Dans le même temps, le conseiller reprocha la précipitation de la municipalité sur ce dossier...

Alain Claeys, « Quid de l'usine d'incinération ? C'est une chose globale qu'il faut regarder. On a rencontré des bailleurs sociaux, rajouter une isolation supérieure pour tirer les charges vers le bas aux Couronneries. Je n'ai pas de sujets tabous sur l'usine d'incinération ! »
       Le conseiller Jean François Macaire, « [Malgré les investissements sur le réseau,] je ne crois pas qu'on puisse constater une baisse de 15 % du prix moyen. Je ne veux pas remettre en cause ce moyen de chauffage, malgré ce choix d'il y a 15 ans [ndr : sous la mandature de Jacques Santrot], avec ses avantages et ses inconvénients. On va augmenter le coût global par les investissements. [Pour l'avenir,] nous ne connaissons même pas le prix du gaz, ni les mégawatts produits... »
       Alain Claeys, sur la question des prix à venir, « Jean-François, c'est l'équation après négociation : ne faites pas dire à Éliane ce qu'elle ne dit pas. Il s'agit d'un prix moyen... »
       Jean François Macaire sort de sa réserve, « Pour l'habitant, ce n'est pas ce qu'il voit ! [ndr : le maire est tendu, agacé par le manque de discipline de son conseiller...] Les coûts fixes vont s'accroître : on consomme moins, mais on bénéficie peu des baisses ! [...] Le taux d'intérêt [ndr : de l'emprunt contracté pour les investissements de la DSP] est très élevé. Question réhabilitation architecturale, le chauffage des Couronneries n'est pas compétitif. La marge de manœuvre sera d'augmenter les branchements pour baisser les coûts fixes. Ne pas rogner sur la densification horizontale, mais augmenter la densification verticale [ndr : pour optimiser l'usage des services publiques], remettre des ascenseurs. [...] [Dans cette logique de densification, il faut] maintenir les personnes à faible mobilité. [Il faut] répartir les coûts, pour arriver à un chauffage plus compétitif. »

Escalier du parc de Blossac de Poitiers au crépuscule du 29 juin 2009.
© kritix.com

Alain Claeys péremptoire, « Je vous demande aux uns et autres d'être modestes sur le sujet... » La leçon de morale ne passe pas chez les conseillers indociles qui troublèrent la police de séance. Le maire en pleine majesté, « Laisse-moi parler ! Je n'ai pas la notion d'éco-quartier, mais celle de développement responsable. La question est de faire une régie ou une DSP. Il fallait que l'équipe précédente anticipe le changement [ndr : traduction, la politique de son ami Jacques Santrot a été défaillante sur ce dossier]. J'ai trouvé le dossier tel qu'il était. A terme, j'ai peut-être tort, mais je ne peux pas dire que [le cours de] l'énergie va augmenter et jouer sur le réseau secondaire [ndr : l'acheminement jusqu'à l'usager]. La SIPEA ne peut pas assumer l'ANRU et le reste ! La régie, réfléchissez-y à deux fois, parce qu'il y a un fort coût ! »

Le courant de Ségolène Royal et les verts, ragaillardis depuis les européennes, semblent causer bien du tracas au maire de Poitiers, responsable de la précipitation de ses décisions aux concertations minimalistes (selon le conseiller Robert Rochaud), et innocent sur le passif : l'héritage socialiste dans lequel il doit mettre bon ordre, y compris avec les choix passés qui manquèrent de courage politique... Jacques Santrot regrettera jusqu'à la fin de son mandat, de ne pas avoir réussit l'établissement d'une décharge propre à la CAP : personne n'en voulait sur sa commune.

Éliane Rousseau à l'adresse de Jean François Macaire, « Je fais partie de ton parc social. Les rénovations, c'est 2 mois de charges en moins. Le choix [du chauffage] électrique de Saint Eloi a privé la DSP de clients ! »
       Philippe Mahou, « Des opportunités ont été loupées sur Saint Eloi : on ne votera pas contre, on s'abstiendra... »
       La tension, palpable, Alain Claeys, cynique, « Vous aurez 15 ans pour vous préparer à une régie ! [ndr : pour provisionner les budgets constitutifs d'une régie publique] »
       Le conseiller Jean François Macaire resta droit dans ses bottes, ne broncha pas, « Il faudra identifier les problèmes, les comportements... »
       Stéphane Braconnier, « Affligeants que sont les arguments [contradictoires] de bonne gestion. Il dépend des contextes... il ne faut pas décider à un an de l'échéance, c'est un non sens absolu ! Je veux que l'on porte au procès verbal que je ne participe pas au vote ! »
       Alain Claeys, « Ce qui est acquis, c'est que la TVA 5,5 % est acquise. Nous faisons une économie moyenne de 15%. Je rappelle que le vote à l'unanimité, pour les anciens, avait décidé de la DSP. Si on veut y travailler, ce sera pour mes successeurs dans 15 ans ! Merci. Faut peut-être voter ! » Rires... Le maire, égaré dans les numéros de délibérations, « C'est laquelle ? »

Une délibération sur la restauration scolaire s'en suivit : il fut décidé la création de trois nouvelles tranches répondant des quotients familiaux. Le maire se félicita que l'on décide de faire des bilans d'étapes pour suivre l'évolution des inscriptions en cantine, pour être solidaire des plus démunis. A Poitiers, 1777 enfants devraient bénéficier d'un repas bio à 0,77 €. Le modem vota ces quotients, en raison du caractère social de cette délibération, une justice sociale louable.

Détail de la sculpture "Le lion amoureux" du parc de Blossac à Poitiers, en avril 2009.
© kritix.com

Alain Claeys, « Avant de vous laisser avec ma première adjointe, je tiens mes trois obligations, mes trois délibérations [ndr : puis, ayant accompli son devoir, se tournant vers Christine Sarrazin-Baudoux] Je te laisse présider ! » 19h25, le maire quitte la séance.

La première adjointe, d'une petite voix calme et timide, assurera le reste des débats avec l'étonnement des jours où la fatigue submerge, les jours où l'on se sent un peu dépasser par... Stéphane Braconnier, « Cette association ne doit pas être subventionnée : on votera contre ! »
       Philippe Mahou, « Ce n'est pas exact, elle est soutenue par le CNED : les retombées pour la ville sont nombreuses ! »
       Stéphane Braconnier, narquois, « Lesquelles ? » Tout le monde ne semble pas d'accord...
       Il est à noter que le conseiller Philippe Mahou exerce au CNED, à la mairie et à la CAP : il y a des coïncidences que l'on ne se doit pas de défendre quand il y a conflits d'intérêts et que l'on est un élu de la République !

La mine grave, la conseillère Anne Joulain, « Tandem est dans une situation difficile. On offre un service de qualité à la population poitevine avec les services à la personne ; Dans la volonté d'aider des personnes en grande difficulté financière... »
       Sur une délibération sociale, sur l'accueil d'urgence des femmes battues, le conseiller Stéphane Braconnier en pleine désillusion, « Cela fait partie des serpents de mer, ce foyer de la rue d'Oléron. »
       Le conseiller Patrick Coronas, « Ce n'est pas un serpent de mer : elle [l'association] rend service ! »

Approchant les abîmes de la dette, l'adjoint Francis Chalard, « Normalement, le maire devrait sortir, mais c'est déjà fait ! Il y aura une épure plus directe, une gestion active de la dette. L'objectif est que les frais financiers soient maîtrisés : maîtrise et sécurité. Nous devrons continuer à avoir une gestion prudentielle afin d'éviter le danger d'avoir des emprunts toxiques. [...] Un chiffre : au 31 décembre 2008, le taux moyen de la dette est de 15 points inférieur à la moyenne des villes de même importance. La gestion passée était très prudentielle. [...] Nous sommes aujourd'hui avec une tendance inversée, au-delà de la crise, soit 17% d'emprunts toxiques dans les collectivités territoriales. [...] Poitiers en a zéro ! Le taux fixe est aussi un taux risqué, car il ne permet pas d'optimiser les coûts. [...] Il ne faut pas descendre en dessous de 40% de taux fixes. »
       Robert Rochaud, « Je trouve intéressant de voir que Poitiers n'est pas si endettée que ça... »
       Après qu'il eut poursuivit son développé comptable, Francis Chalard s'interrompit et bafouilla, « C'est Aurélien qui me trouble ! » L'attention s'était évadée... Le grand argentier reprit, « On a 249 253 € de dépenses imprévues ! »
       Éliane Rousseau agita son éventail puis fit remarquer, «  il y a beaucoup de gens qui n'écoutent pas ! »
       Francis Chalard, d'une voix entendue, « T'as raison ! »

"Le lion amoureux" du parc de Blossac à Poitiers, en avril 2009.
© kritix.com

La conseillère Anne Gérard évoqua le renouvellement du directeur du TAP et le lancement d'une étude pour élaborer un projet ambitieux de la scène nationale. Francis Chalard, « C'est état des lieux de 40 000 € permet le recrutement du futur directeur. » Le Modem trouva le montant prohibitif.
       Stéphane Braconnier, « C'est une vaste étude de gestion, non un simple constat ! Est-ce que cette étude n'aurait pas pu être faite plus tôt ? »
       « Le faire avant n'avait pas de sens. Ce cas unique de programmation [au TAP] est un bon moment, très ouvert. Il s'inscrit dans les missions du cadre de la scène nationale. », répondit Anne Gérard.
       « La charge de 40 000€ est prise en charge par l'ensemble des tutelles. », ajouta Francis Chalard.
       Stéphane Braconnier rétorqua, perfide, « Je ne sais pas si Francis Chalard dit tout ce que l'on tirera de cette étude... »
       Francis Chalard lacha un, « On verra ! »

La première adjointe Christine Sarrazin-Baudoux, « la 13 francis ! ». Un brouhaha spontané gagna tous les bancs, l'intéressé avait quitté les lieux ! Penaude, la tête rentrée dans les épaules, la première adjointe continua, « Anne Gérard, la 17 ! »
       Anne Gérard, « Les tarifs des beaux-arts sont très inférieurs à ceux des associations, d'où beaucoup de listes d'attentes. [...] Il y a un encombrement au conservatoire [de musique], deux tiers moins cher ! Les 8 nouveaux quotients répondent de la précarisation constatée aussi chez les étudiants. Quelque soit l'instrument, les tarifs de locations seront les mêmes ! »
       Abderrazak Halloumi, « Je salue cette délibération. Cet accès aux populations défavorisées, c'est tout l'honneur de Poitiers ! »
       Anne Gérard accéléra, « Financement annuel [...]. Nouveau partenariat [...]. Dispositif spécifique [...]. Carte culture redynamisée... »
       Stéphane Braconnier, l'interrompant, « Pourrait-on avoir quelques précisions sur le dispositif carte culture, les modalités et le coût pour la collectivité ? »
       Anne Gérard, « Excusez-moi j'ai été un peu vite. La région est revenue à travers l'Université pour redynamiser la carte culture avec la billetterie dématérialisée, un état des lieux, un diagnostic, une réflexion. »
       Stéphane Braconnier, « Ce choix n'emporte pas les autres partenaires... »
       Anne Gérard, « Elle concerne tout le monde, au-delà des étudiants ! Le financement est un travail de longue haleine avec cette subvention triennale... »
       « D'accord ! », acquiesça Stéphane Braconnier.
       D'une voix sourde, douce, laconique et impassible, Christine Sarrazin-Baudoux, « Merci Anne ! ». Il était 20h15.

On parla transport avec Vitalis, convention avec la cantine scolaire. Une conseillère eut ce malheureux lapsus, « [...] les quotients familiers, euh... familiaux ! Des RMIistes paient moins que des familles en très grande difficulté. On a donc instauré une logique de progressivité. » La conseillère Modem Françoise Colleau se lança dans une démonstration absconse, devant une présidence ébahie... Le Conseil décrocha, n'écouta plus, ni ne comprit ! Revenu sans crier gare, Francis Chalard stupéfia madame la présidente de séance par un mouvement brusque...
       Stéphane Braconnier, « Nous avons voté la baisse des tarifs pour les tranches [ndr : aussi appelées T] les plus faibles. Il y a un effet de seuil. L'augmentation des T six, sept, huit : on est à plus de 30% [d'augmentation pour les tranches 6, 7 et 8, ndr]. Il ne faut pas considérer que ce ne sont que des nantis [ndr : il fut mentionné l'exemple d'un foyer fiscal de 40 000 €] ! On augmente, alors que l'on pourrait lisser la hausse dans le temps ! »
       Éliane Rousseau le cœur sur la main, « Pendant des années ils ont payé comme ceux [les tarifs] d'un smicard ! »
       Stéphane Braconnier, bon juriste, très attaché à la règle, « Madame Rousseau, vous devriez demander la parole ! [ndr : hors de lui,] Je n'ai pas a être interpellé par cette conseillère ! Vous êtes un peu sans gênes comme dans les réunions publiques ! » L'emportement et la virulence amena la première adjointe à calmer le jeu en n'en rajoutant pas : à piteuse situation, réponse pacifique... la polémique aux orties...

La conseillère modem Françoise Colleau, « Il faudrait lisser entre T deux et T huit, car c'est difficile à expliquer aux parents... » La bonne foi a ses réserves...
       Le conseiller Jean Claude Bonnefon, « Même si ça déplaît à Stéphane Braconnier, la solidarité c'est aussi demander plus à ceux qui ont plus. »

Sculpture du parc de Blossac à Poitiers, en avril 2009.
© kritix.com

La conseillère ségolèniste et députée européenne Bernadette Vergnaud, fraîchement réélue, fit sa très modeste participation, avant de quitter la séance, comme souvent, « Les auxiliaires de vie scolaire n'ont jamais eu de formations ! » Suite à cette mémorable sortie, les délibérations passèrent leur chemin... On salua la qualité du travail de l'association Poitiers-Moundou ; on parla tourisme ; on retira la délibération 32 au rythme de la voix effacée, parfois éteinte, de la première adjointe au maire. Le compte rendu annuel de la ZAC de Saint Eloi fut exposé. Des conseillers quittèrent la séance : le Conseil n'étant à leur yeux pas prioritaire...

L'adjoint Bernard Cornu railla un comportement pingre relatif à des frais bancaire de la mairie, « 134 € pour une banque nécessiteuse ?! Sans commentaires... » Ce qui fit rire aux éclats le MacGyver des finances locales, Francis Chalard.
       A la délibération 38, Kafka s'invita. Un conseiller, « Un bien sans maître ! » En l'absence de propriétaire, la ville aliéna le bien...

20h40 : Jean Claude Bonnefon, « Poitiers joue un rôle important dans les règles de fonctionnement de la vie nocturne du vivre ensemble. La charte sur la mobilisation des acteurs économiques implique l'adhésion des professionnels. [...] Actions, lettre [comminatoire] contre les discriminations, alcoolisme, bruits, seront débattus dans une réflexion collégiale. Le travail de recensement, le travail de l'agence des temps, une mobilisation interne des services, la SITA, les autres services publiques [ndr : en faisant référence à Eliane Rousseau], le noctambus : il faut mieux réfléchir à la réorganisation des transports publiques. L'hygiène, [...] les bars du centre, les chambres des hôteliers [...]. Depuis le 10 juin, les nouvelles règles sécuritaires de l'État et la proposition de suivi des collectivités locales peuvent permettre une place à l'opposition. Elle y est associée [à la commission de suivi des collectivités locales]. Les sapeurs pompiers [...]. Voilà ce que j'ai pu dire très succinctement ! » La salle s'esclaffa : la plupart des conseillers dans les vapes s'étaient ou bien assoupis, ou bien mis à commérer...
       Stéphane Braconnier, « Je serai très rapide sur cette charte. [...] Elle doit constituer un élément important de Cœur d'Agglo la nuit. Quant à la composition de la commission, je constate l'absence d'association étudiante, soit une partie des usagers du travail de nuit. » Le Conseil se perdit en grivoiseries...
       Jean Claude Bonnefon, « En ce qui concerne Cœur d'agglo, et la vie étudiante [...]. [S'adressant à la conseillère Magali Barc], non pas que je connais mieux la vie nocturne que toi... »
       Le conseiller Abderrazak Halloumi se félicita, « Cela permet de responsabiliser les exploitants : c'est la vocation de cette charte ! »
      
       Le conseiller Georges Stupar, après que les délibérations 42 et 43 soient passées, fit valoir que la loi du 4 août 2008 était fille de France : « les lois du 4 août ont toujours été importantes en France. [...] J'irai vite comme tout le monde. [...] on peut exonérer sur le mobilier urbain... »
       Stéphane Braconnier, «  Cette taxe va toucher les artisans ! Est-ce qu'il y a eu une concertation ? Ou est-ce que ça a été une décision brutale ? »
       Francis Chalard, malicieux, « C'est l'application de la Loi ! » La majorité se prit à rire aux éclats...

La 45, « Éliane, tu veux que je recommence ? »
       Les conseillers pris d'effroi, « NON ! »

Christine Sarrazin-Baudoux, 1ère adjointe au maire de Poitiers, lors de la séance publique du conseil municipal du 29 juin 2009.
© kritix.com

La 49, Robert Rochaud, éreinté, « sa successtrice... »
       Madame la première adjointe, calme, très professionnelle et bienveillante, avec la non féminisation du mot, « Son successeur ! Tout va bien... » Christine Sarrazin-Baudoux est connu pour sa discrétion et son efficacité à moderniser l'administration municipale, qui en avait grand besoin...
       Un peu plus tard, la conseillère Éliane Rousseau s'arrogera des prérogatives de la présidente de séance, laquelle s'en amusera avec beaucoup d'indulgence : il ne s'agissait que d'un « d'accord !», que de formalisme...

On passa à la police municipale avec la délibération 56... Stéphane Braconnier, « On a trois nouveaux postes, à effectifs constants ! »
       Francis Chalard, « on a créé des postes ASVP [ndr : Agent de Surveillance de la Voie Publique] ».
       Stéphane Braconnier, « Les agents auront-ils de simples missions de verbalisation ? Ou bien est-ce que ce sera plus large ? »
       Jean Claude Bonnefon, « A ce jour, ils ont une fonction de police de stationnement sur l'ensemble du territoire de la ville. [...] Avant, c'était cantonné au plateau. »

Francis Chalard, souriant, voyant la vice-présidente dans la vapes, « Je vous redonne la parole ! » Christine Sarrazin-Baudoux, gènée, confuse, rouge écarlate, tout sourire, fatiguée par les débats mais soulagée, « Merci ! »
       21h09, la séance était levée !


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Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (2008-2014) [pdf]

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