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22ème Chronique

Fusion-acquisition : Chauvigny, Lusignan et Jaunay-Clan sont de Poitiers !

Kritix, le Monday 15 February 2016 - 986 consultations - Commenter la chronique

À la soupe open data ! Vaste contentement qui d'un souper aigre-doux vous fera l'ami des petits fins gourmets. Séance publique du 12 février 2016, il y avait tout un monde peu disert à la table de Grand Poitiers... Bien avant, à huis clos durant huit semaines, des commissions endiablées généraient leur formalisme technique subséquent, tout incliné à servir un parti bardé de deux DGS, yeux clos : monsieur de « Vinci » et monsieur « l'émissaire ». Vint ensuite le pandore, directeur de cabinet qui transmit comme il se devait, à qui de droit ; et mit au pas comme il le put les indociles. Il plut tant et si bien au maître des lieux que rien, décidément rien n'atteindrait de telles éminences.

Délégitimer la démocratie directe, désacraliser les engagements programmatiques, voilà qui fera assurément recette auprès des électeurs. De là à dénoncer les « étrangleurs de campagnes », face au mur, il y a le « coupe-gorge » des égo… La baronnie s'étendra donc jusqu'à son médiéval étal.

Déclassée, Poitiers braconne

Poitiers vit souvent son influence cheminer aux côtés de Paris. Quant à revenir aux Plantagenêts, voilà qui plaira aux progressistes patentés. C'est dire le ressort du Poitiers 2016, comme ferré par son abandon à Vinci, féal de lui-même. Proverbiale, l'élue de gauche alternative Christiane Fraysse représenta ses électeurs, préoccupée qu'elle fut par un état d'urgence univoque prêté à une cité fâcheusement « déséquilibrée », dirait un président, radical. Incrédule, l'air sombre, l'élue d'opposition de gauche commença :

Christiane Fraysse, élue de la gauche d'alternance, lors de la séance publique de Grand Poitiers le 12 février 2016.
© kritix.com

« Je suis surprise de l'absence d'arguments et de débats sur le passage de communauté d'agglomération en communauté urbaine. […] Ce qui est surprenant c'est le vide sidéral sur le plan politique. […] Cette délibération du transfert des compétences dans une communauté urbaine apparaît donc comme purement formelle, alors que l'on devrait y mettre du sens et donner d'ores et déjà une vision et une orientation qui ne soit pas simplement la peur de disparaître dans une grande région. […] Si la communauté actuelle est incapable de débattre sur ce qu'est l'avenir communautaire, peut-être que le futur Grand Poitiers y arrivera-t-il ? Mais j'ai de grands doutes parce que sa configuration ne s'y prêtera pas, puisque les contours de son périmètre sont artificiels. […] Cette délibération est une délibération ratée. […] Nous ne prendrons pas part au vote sur cet article des Compétences parce que cette modification nous paraît vide de sens. »

Macronisation des esprits : rien ne va plus, foncez !

En pleine casuistique, après avoir écouté religieusement Christiane Fraysse, l'élu de centre-gauche Philippe Brottier plaida, prêcha à l'oreille d'un géographe au pouvoir émietté, face au citoyen Alain Claeys le « ci-devant Président socialiste de conviction », parmi un auditoire tout chose, interdit. Le maire de Fontaine-le-comte Philippe Brottier, fougue en berne, réduit au silence, devoir de réserve oblige :

Colère de Philippe Brottier, maire de Fontaine le Comte lors du conseil de la CAP du 27 mars 2009.
© Kritix.com

« Ce que je regrette dans ce que je viens d'entendre, c'est le côté grave où il n'y a absolument aucun espoir ! Quand on part sur quelque-chose, c'est ensemble. J'ai l'impression qu'on parle urbain, comme d'autres parlent de ruralité : çà m'agace ! On devrait parler de rural-urbanité ou d'urba-ruralité parce qu'on ne peut pas vivre les uns sans les autres. Et moi qui suis à la frontière entre la ville et la large campagne… [sourire présidentiel agacé, le CGR lui revenait… ndlr] Eh bien, je me rends compte qu'il existe déjà aujourd'hui entre les communes qui décident de s'associer, des choses de la vie, du concret. […] Heureusement qu'on n'a pas décidé de tout, parce que c'est ensemble qu'on va le faire ; et ce sont des hommes et des femmes de bonne compagnie ! [rictus à la tribune, ndlr] Et donc pourquoi çà ne marcherait pas ? Je crois que vouloir , c'est un peu pouvoir. Et ceux qui ne veulent pas et ne participent pas, s'excluent. Et ce n'est pas en s'excluant qu'on va faire avancer les choses. Surtout dans un monde, où l'on doit aller en avant dans cette grande région. Et si localement, on n'y arrive pas, çà sera un petit peu pitoyable ! Moi, j'ai pleine confiance dans ce qui va se faire. Je me félicite que çà se fasse aujourd'hui. Je regrette que çà ne se fasse pas clairement. [le DGS relève les yeux… ndlr] Et je me dis, il y a une marche à passer. Et çà serait bien qu'on la passe tous ensemble ; quand je dis que c'est tous ensemble, c'est tous ensemble. »

Alain Claeys le social-libéral, impose le « cynique recul démocratique »

L'élu de gauche alternative Jacques Arfeuillère montra combien la légitimité du suffrage indirect prenait le pas sur celle du suffrage direct. Il démontra comment le président député-maire Alain Claeys cherchait à confisquer tout débat politique public et contradictoire, voulu par les électeurs du suffrage direct. L'édile Alain Claeys, coutumier des manœuvres politiciennes et de l'entregent cynique du radieux Strauss-khanien Cambadélis mode Cahuzac, écouta avec ses deux DGS, l'officiel et l'officieux. Monsieur de Vinci sembla trouver exotique ladite sortie dans cette enceinte technocratique. Jacques Arfeuillère parla librement et en conscience:

Christiane Fraysse et Jacques Arfeuillère, élus de la gauche d'alternance, lors de la séance publique de Grand Poitiers le 12 février 2016.
© kritix.com

« On ne peut plus construire sur la recherche du consensus, quand on met ensemble plus de communes (urbaines, périurbaines ou rurales), ce n'est pas le meilleur moyen de garantir la cohérence et le dynamisme des politiques suivies. De même que l'on ne peut se contenter de la logique de mutualisation des moyens et des équipements au service de politiques consensuelles […] sur des projets clairement marqués au niveau social, écologique, économique. […] Nous continuons, nous, à nous poser la question de la logique compétitive alors même que l'on est en train de construire un espace de solidarité. Chercher une cohérence interne sans se poser la question d'une cohérence des politiques des différentes communautés entre elles, me semble aberrante. […] Gouverner dans un espace aussi vaste, sur des compétences aussi larges, aussi nombreuses, est bien une affaire de choix politiques. […] Le consensus est difficile, il n'est même pas souhaitable. Mieux vaut laisser place au débat : plus dynamique, plus exigent. […] Nous proposons d'intégrer le projet de modifications des statuts en fonctionnement par groupes politiques, tel que défini à l'article 15 du règlement intérieur du conseil municipal de Poitiers. […] Nous avons beaucoup insisté sur la manière dont se crée cette nouvelle communauté : un calendrier serré, une absence de concertation au niveau des populations, des désignations de délégués qui échappent aux suffrages. […] Le maire d'une commune d'une centaine de voix élu par quelques dizaines d'électeurs aura une voix dans cette assemblée, quand une sensibilité comme la notre, élue par plusieurs milliers de voix ne possède que deux sièges ! [Alain Claeys entérine l'inégalité dans la démocratie représentative, ndlr] […] Il est de nature à rendre relative la légitimité d'une conférence des maires qui doit rester à sa place l'instance de concertation au seul niveau de l'intérêt des communes. Débattre de tous les sujets à ce niveau, c'est prendre le risque de tout régler sur la base des marchandages des intérêts locaux ! [les maires gardèrent le silence, réduits au chantage de lois destinées à évincer l'élu de proximité de la décision politique. ndlr] Les groupes politiques doivent pouvoir se mêler davantage au débat. »

Les convictions caractérisent la liberté véritable. A ceux qui s’accommodent de tout ce qui les sert, l'habit cynique compromet l'élu en de coupables collaborations.

Alain Claeys concentre les pouvoirs pour mieux collaborer avec le groupe Vinci et ses évanescentes filiales

Bannir les convictions et s'adonner au chaos. Le pragmatique président député-maire Alain Claeys, un « malgré nous » ici bien sincère, langue de bois aidant, bousculé par la libéralisation du politique, sentit les vents contraires d'un carriérisme assumé s'échouer loyalement dans le suivisme des fuites en avant . Alain Claeys sûr de lui:

De gauche à droite: Francis Chalard (grand argentier), Claude Eidelstein (maire de Chasseneuil du Poitou), Alain Claeys (président député-maire),Eric martin (DGS), Marc Barreau (ex DGS) lors de la séance publique de Grand Poitiers le 12 février 2016.
© kritix.com

« Pourquoi on a souhaité être en fusion plutôt qu'en absorption ? Mais parce que […] on pourra tenir compte des politiques.[…] C'est une démarche pragmatique avec des objectifs précis. Et si on échoue, […] on ne pourra pas se cacher derrière une administration, c'est nous qui aurons échoué. [c'est bien le principe de responsabilité : celui qui distingue les qualités des uns de celles des autres… ndlr] […] Je considère en conscience qu'il y a un certain nombre de sujets où on peut se rassembler. [...] On peut avoir […] sur un certain nombre de sujets des convergences pour mener ensemble des politiques. Parce que on se dit que sur un même territoire on peut faire des choses en commun. Ce n'est pas une honte, on ne perd pas notre âme ! [Tout dépend des convictions de chacun… ndlr] […] Aujourd'hui, l'intercommunalité c'est un objectif. […] J'ai demandé à Marc Barreau, j'ai demandé aux élus d'apporter toutes les informations [des débats locaux entre élus sur l'intercommunalité]. »

À communiquer à l'AFP : la propagande municipale n'a qu'à bien se tenir. Quant à sortir du bois… Tandis que l'élu de droite Gérald Blanchard essuie le mépris du vieux monde, vote en conscience, marque sa différence, se garde des facilités partisanes. Autre génération, autres mœurs. Tout unanimisme, toute « pensée unique », dessert plus qu'elle ne sert.

Terrasser « Poitiers catafalque », dépolitiser, asservir, réduire au silence les « états d'urgence » confine la République à l'avidité d'une ploutocratie pétrifiée. Le despotisme rampant peut en saluer les postures, les intronisations Open data. Trahison bien ordonnée, racine en son cœur. Traîtrise et damnation font plus que pragmatisme et ordre. Le bipartisme mute en marketing. Tout reste à faire.
      


Trombinoscope de la municipalité de Poitiers (2014-...) [pdf]
Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (2014-...) [externe]
Trombinoscope de la municipalité de Poitiers (2008-2014) [pdf]
Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (2008-2014) [pdf]

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