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5ème Chronique
Mauvais CAP à la Communauté d'agglomération de Poitiers
Kritix, le Monday 12 January 2009 -
4817 consultations -
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Jeudi 20 novembre 2008... 18 h 14, assemblée plénière fournie et chorum de la CAP réuni, tout fut prêt, salle des Échevins à Poitiers. Le député-maire de Poitiers et président de la CAP Alain Claeys fit rappel à l'ordre... silence. Détendu, il distribua les paroles d'usage à l'aide d'une sonorisation laissant à désirer. En référence aux rapports de la presse locale sur le quartier de la gare, le président s'appliqua à préciser que les travaux non exécutés étaient du ressort de la SNCF, qu'il rencontra lors d'un rendez-vous. L'entame de la séance consommée, le cours du débat en vint à la sulfureuse banque Dexia. Cette banque des collectivités, aujourd'hui au Bénélux, ancien crédit local de France, devrait octroyer à l'agglomération poitevine 15 millions d'euros pour les besoins de financements de la CAP. Un conseiller s'éleva contre le renflouement européen de Dexia à hauteur de 3 milliards d'euros sous forme de capitalisation. Alain Claeys, ancien trésorier du parti socialiste et sauveur du siège du Parti socialiste rue de Solférino à Paris, fit de la crise internationale un même mot : et au conseil municipal et au conseil communautaire, « Les emprunts ne sont pas risqués, je me souviens avec nostalgie du temps où œuvrait le crédit local de France ». ![]()
Poitiers, rue Carnot en décembre 2008
© kritix.com
Les maires étaient tous là ; celui de Fontaine le Comte, le vice-président Philippe Brottier, resta le tribun illustre du temps de l'ère Santrot. D'un cœur léger, Alain Claeys plaisanta, enchainant les délibérations par fastidieuses votations. La presse s'ennuya, parfois le maire chuinta, fatigué, parlant trop près du micro. Après ce formel intermède, il fut abordé la question budgétaire de l'Eau, précisant une stabilisation des subventions. Sur la question de la pollution de l'Incinérateur sur le quartier de Saint Eloi, Alain Claeys répondit avec le sang froid d'un homme de sa trempe, sur les efforts, sur l'exemplarité, sur une valorisation énergétique irréprochable. « Je ne veux pas qu'il y ait de doutes », énonça d'un ton doucereux Alain Claeys : très différent de celui lancé à l'endroit du Modem, faisant écho à la tumultueuse algarade de l'incinérateur lors du tempétueux et précédent conseil municipal . Le public apolitique des maires reçut cette mesurée adresse avec calme. Un différentiel de quiétude pour un deux poids deux mesures ? Séance apathique, son rythme empesé généra ennui et lassitude : Routine maîtresse du Rythme. Dissipés, les distraits confirmèrent ces absences de suivis... Endormissement généralisé jusqu'à la question du transport en commun à une image de marque moindre que celle de l'automobile. La politique de la CAP assume un haut service de transports publiques : on se félicita du service publique et de ses bienfaits, on s'auto-congratula du bon fonctionnement d'un réseau de 109 kms dû pour l'essentiel à son étalement territorial. Il fut signalé une injonction de la cour régionale des comptes, laquelle influa directement sur le budget de la CAP. Des échanges circonstanciés s'ouvrirent... La gratuité séduit davantage les piétons que les automobilistes. « La gratuité : idée généreuse, mais peu cohérente », commença le responsable transport, le vice-président Jean-marie Paratte. La conseillère Maryse Desbourdes prit contre-pied, se disant « pour la gratuité des transports en commun, la répartition des richesses », signalant « un châteauroux plus politique que la CAP », proposant une « image CAP » et faisant vœu d'un aspect social de la gratuité ». ![]()
Mairie de Poitiers, salle des Echevins, décembre 2008 : lieu où se déroulent les délibérations de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (CAP)
© kritix.com
Un autre conseiller poursuivit en notant que « des Entreprises suivent les opportunités des territoires, à la différence des populations sédentaires ».
La présidence termina en signifiant que le budget serait reporté en mars 2009, parce que impossible à financer dans l'immédiat ! « On vote par pans d'urgence ! », dit avec le plus profond dépit le président. Alain Claeys, se reprenant : « la gratuité, une triple erreur ! Elle est injuste socialement, 6000 poitevins dépendent de la CMU donc ne paient déjà pas. ». N'est pas justice sociale une aide aveugle : l'aide doit aller vers ceux qui en ont le plus besoin. L'amertume passée, Alain Claeys résuma, « La gratuité est socialement injuste, non financée, non écologique : c'est une mesure en trompe-l'œil ! ». Une polémique délibération apparut : celle du champion Mahyar Monshipour. La conseillère Maryse Desbourdes fit remarquer que la subvention allouée concernait le paiement d'un gala, non celui d'une association. A l'inverse, le conseiller Aurélien Tricot se félicita de ce retour salle Lawson Body. Tandis que la rumeur prétend que le sportif reviendrait pour raison financière... Vote de la délibération : 5 contre et 13 abstentions, tandis que des conseillers lisaient le Canard Enchainé ; avoir le sentiment de perdre sont temps n'est jamais très agréable. Par suite, le Conseil s'enorgueillit du « contrat urbain » de cohésion sociale décidé en préfecture de Région le lundi soir précédent cette séance ; « une bonne chose pour tous », entendaient-on... Au détour de palabres, Alain Claeys lança à l'adresse de la députée européenne et conseillère Bernadette Vergnaud « Pour ou contre la rupture ? » ; de cette plaisanterie s'ensuivirent sourires et hochements de tête. Pour notre gouverne rappelons qu' Alain Claeys est fabiusien, tandis que Bernadette Vergnaud est royaliste : camarades de fortune d'un parti socialiste en quête d'identité... En fin de Conseil, le conseiller Jean Claude Bonnefon intervint sur le système carcéral français : sa surpopulation et ses 90 suicides en 2008. C'est avec détermination et un volontarisme affirmé qu'il serait vigilant lors de l'ouverture prochaine et imminente du nouvel établissement carcéral de Vivonne (situé en périphérie de la CAP) ; Vigilant aussi avec une particulière attention portée sur la maison d'arrêt de la Pierre Levée à Poitiers. Alain Claeys apprécia cette « intervention importante et juste ». Le président clôtura la séance à 20h03. Trombinoscope de la municipalité de Poitiers (2014-...) [pdf] Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (2014-...) [externe] Trombinoscope de la municipalité de Poitiers (2008-2014) [pdf] Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (2008-2014) [pdf] |
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