En 2015, François Hollande c'est 900 euros de dette publique supplémentaire par français !
Monday  21 August  2017
Bonne lecture !
Chronique 23 - Sunday 3 April 2016 Eric Martin, énarchique « troisième voie » Chronique 22 - Monday 15 February 2016 Fusion-acquisition : Chauvigny, Lusignan et Jaunay-Clan sont de Poitiers ! Chronique 21 - Saturday 18 April 2015 Libéral ultra combat des lys Chronique 20 - Sunday 15 March 2015 Godwin aux manettes de l'occasion Cazeneuve Chronique 19 - Sunday 26 January 2014 Social-libéral devenu Chronique 18 - Tuesday 31 December 2013 Courson Claeys ! Chronique 17 - Sunday 17 March 2013 PSMV et Bernard Cornu d'avenir ont plu
Chronique 16 - Sunday 3 March 2013 Alain Claeys « le gestionnaire » face à l'opposition de gauche
Chronique 16 - Sunday 3 March 2013 Alain Claeys « le gestionnaire » face à l'opposition de gauche Chronique 15 - Monday 18 February 2013 Maxime Huille oblige Alain Claeys de Poitiers Chronique 14 - Tuesday 27 November 2012 Claude Eidelstein JPR préside Grand Poitiers Chronique 13 - Sunday 17 June 2012 LGV Poitiers-Limoges : les féministes mènent grand train Chronique 12 - Wednesday 15 June 2011 Jean-Marie Paratte, figure de réussite Chronique 11 - Thursday 17 February 2011 La malédiction LGV taraude ses commanditaires Chronique 10 - Thursday 16 December 2010 Laurence Vallois-Rouet glacée d'effroi par une Maternelle dépecée Chronique 9 - Sunday 12 December 2010 Les officiers Cornu, Rochaud, Berthier, Macaire délivrent les HLM de l'Oppression Chronique 8 - Tuesday 23 November 2010 Train train Raffarin et viatique du code Vinci Chronique 7 - Sunday 31 October 2010 BHNS et ANR : l'élixir de richesse poitevine Chronique 6 - Saturday 25 September 2010 Richesses redistribuées, Poitiers sécurisé Chronique 5 - Thursday 23 September 2010 Stéphane Braconnier exaspéré par l'alibi national Chronique 4 - Monday 20 September 2010 Patrick Coronas ne veut plus d'un CCAS opaque Chronique 3 - Wednesday 15 September 2010 Poitiers : Maryse Desbourdes dénonce la gestion de la dette voulue par Alain Claeys Chronique 2 - Friday 10 September 2010 Francis Chalard, si sûr de son victorieux étendard Chronique 1 - Monday 30 August 2010 Alain Claeys, bâtisseur du Grand Poitiers
 
16ème Chronique

Alain Claeys « le gestionnaire » face à l'opposition de gauche

Kritix, le Sunday 3 March 2013 - 2021 consultations - Commenter la chronique


       « Plus on apprend, moins on est sûr de ses convictions », disait publiquement le président député-maire [titulature non exhaustive...Ndlr] de Poitiers Alain Claeys le 7 février 2013 ; parole rapportée par la journaliste Élisabeth Royez, dans le très instructif article de Centre-Presse paru le lendemain. Si le savoir et le savoir-faire mènent à l'incertitude, la décision n'est plus à celui qui la prononce. C'est la retraite qui sonne... la gouverne qui cède... l'avidité qui prime. Renier ses lumières ou comment perdre le feu d'une lampe à huile...

François Hollande exécrait les PPP, pudiquement grimés en Contrats De Partenariat, Baux Emphytéotiques Administratifs, Opération d'Intérêt National, Autorisation d'Occupation Temporaire

La conseillère de gauche alternative Maryse Desbourdes et le conseiller Maxime HUILLE (MoDem) lors du conseil municipal de Poitiers du 27 septembre 2010.
© kritix.com

Décider sans trop d'espoir sur sa gauche, avant que la plupart ne s'en tape, est dans un sens gage de lucidité. Les partenariats public-privé (PPP) et Vinci font de Poitiers et son pourtour un bien bel investissement pour les pétrodollars de Qatari Diar et son entregent du Hamas ; politiques wahhabites qui investissent le sport et les zones sensibles françaises, désertées par la République. Ici est le siège d'une souveraineté qui en phagocyte une autre. Le pragmatisme furtif nécessite la pensée unique dans une concentration des pouvoirs et la pétrification des personnels politiques. Adviendra ce qui devra advenir : les fatuités des fausses modesties iront se confondre dans le Dies irae d'une vox populi hors d'elle. La France n'est ni club, ni réseau d'obligés. Elle ne saurait tarder d'attendre cet éveil, ces Lumières combattues par les tenants de la propagande angoissée du tout marchand et consorts. Des profondeurs, grondements et tremblements de voix caverneuses du tout France s'élèvent au-devant d'une République asséchée par un bipartisme monolithique. Quand on privatise le service public, l'abandon de souveraineté politique s'impose à tous. Il s'agit ici de démission coupable du politique, déresponsabilisé par les systémiques, anarchiques et opportunistes cofinancements en tous genres.

Désengagement de l’État ou l'impôt local comme variable d'ajustement gouvernemental

C'est à Poitiers qu'une élue pugnace, aux convictions bien trempées, fait valoir les torts d'un pouvoir cadenassé. Sans propagande mensongère du Bourget, l'opposante de gauche Maryse Desbourdes sur la barricade des gens d'en bas :

« Dans le document que vous nous avez présenté, il n'y a rien de changé par rapport aux années précédentes. C'est normal, c'est le dernier budget de la mandature. Et pourtant si, il y a du nouveau, il y a du changement : au niveau national, il y a un gouvernement de gauche, un nouveau gouvernement. Dans la présentation de ce débat, dans le texte, il est étonnant de ne pas y lire les données économiques des collectivités locales (sachant que les prêts toxiques des collectivités locales représentent 6 milliards d'euros) ainsi que les orientations de ce nouveau gouvernement à travers la loi de finance 2013. Est-ce que les collectivités vont contribuer à la réduction des déficits publiques comme c'était le cas en 2012 ? Sans aucun doute, la réponse est oui ! Mais alors ce silence sur la politique de ce gouvernement est bien suspect. La crise serait-elle derrière nous ? Ou alors ce gouvernement mène-t-il la même politique que celui de Sarkozy ? »

« La liste est longue de ce qui ne va pas. [...] On s'en rappelle tous, François Hollande avait dit : mon ennemi c'est la finance ! […] Depuis 2008, la situation financière des États comme des collectivités ne cesse de se dégrader. Une autre alternative à gauche est possible ! C'est ne pas accepter le traité européen et la soumission à la finance, au patronat ; et proposer une autre répartition des richesses en faveur de la population. C'est proposer un autre développement économique, non productiviste, écologiste, afin de répondre aux besoins du plus grand nombre. […] [C'est combattre] la précarité en légiférant pour donner des droits pour s'opposer aux licenciements boursiers […]. Le changement c'est maintenant... Mais c'est quand maintenant ? »

La conseillère de gauche alternative Maryse Desbourdes, au conseil municipal de Poitiers.
© kritix.com

« En ce qui concerne les orientations budgétaires, pour la troisième année consécutive, vous n'augmentez pas les impôts locaux pour préserver le pouvoir d'achat... C'est en effet une bonne décision. Mais la valeur des bases, décidée par le gouvernement augmente de 1,8 % en 2013. Et c'est conséquent : depuis 2011 les taux sont à zéro, mais c'est compensé en partie par la réévaluation des bases qui ont augmenté plus que l'inflation depuis 2008 ! Donc le pouvoir d'achat des habitants n'est pas vraiment préservé. D'ailleurs le montant des impôts locaux perçus par la ville est passé de 46 millions d'euros à 56 millions d'euros de 2008 à 2013. Il faut aussi dire que le taux d'imposition de la taxe d'habitation est très élevé à Poitiers ! Il est de 25,13 % ! Et celui de la taxe foncière aussi. [...] Ce sont les habitants qui vont payer le plus, car l’État se désengage. […] [À Poitiers], les investissements augmentent et par conséquent l'encours de la dette qui se situe à 110 millions d'euros en 2013. […] Pour nous ce qui est important c'est de savoir sur quelle durée nous sommes endettés. […] Pour rembourser le capital de la dette et des nouveaux investissements, il vous faut dégager une épargne brute [capacité d'autofinancement, NDLR] de 10 millions d'euros […] en baissant les dépenses de fonctionnement, en augmentant les tarifs pour compenser les désengagements de l’État et pour payer les frais financiers. »

Le grand argentier Francis Chalard ne démérita pas et donna à Poitiers les taux de l'usure les mieux négociés. Les écritures comptables, il les manie avec art et les maîtrise conformément aux décisions d'en haut ou d'ailleurs. Soumis à la complaisance coupable des langues de bois, son expertise permet à Poitiers de soulager la charge de la dette tout en augmentant la charge des contribuables, désormais tous "vaches à lait" des désengagements de l'ultra-libéralisme entériné par une Représentation Nationale en majorité atone, impuissante et politiquement déresponsabilisée.


Trombinoscope de la municipalité de Poitiers (2014-...) [pdf]
Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (2014-...) [externe]
Trombinoscope de la municipalité de Poitiers (2008-2014) [pdf]
Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (2008-2014) [pdf]

Pour commenter cette chronique, connectez-vous...
Pour s'inscrire, cliquez-ici.
Pseudonyme
Mot de passe
Mémoriser


Mot de passe oublié ?
 
Regrets éternels en langue de bois d'un Bourget
Sans dents et sans reproches
Élan patriotique pour un 11 janvier 2015 en « balles tragiques » à mille temps
Pragmatique
Phrygien d'airain
Gastronome en talonnette courte
PPP ou l'impuissance du Politique
Jean-Marc Ayrault, payeur de Notre-Dame-des-Landes
Lepage Corinne, courage Parménide
'Shame on you' américano-hollandais
Livre tournois de Valençay
Commandement normatif
Bilderberg, la pieuvre
Bipartisme défait
Lumières de Hollande

Être tenu informé des dernières chroniques publiées en s'abonnant à ce flux RSS

Follow kritix on Twitter