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Chronique 1 - Monday 23 September 2002 Gard au déluge ! Sinon...
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1ère Chronique

Gard au déluge ! Sinon...

Kritix, le Monday 23 September 2002 - 2911 consultations - Commenter la chronique

Drame des inondations du Gard, drame d'une administration avec des morts sur la conscience, drame pour ceux qui répugnent à respecter les lois de la Nature en donnant des permis de construire en zone inondable, et en n'octroyant pas les moyens nécessaires à l'entretien des digues de rétention. Aujourd'hui, les plans d'occupation des sols ne font plus cette erreur, mais pour tous ceux qui construisirent sous l'ancienne réglementation, n'ont plus qu'à vivre avec la fatalité, avec comme seule perspective la dépréciation de leurs propriétés qui sont désormais en zone non-constructible ! L'incompétence de quelques fonctionnaires a induit cet "homicide involontaire": sorte de négligence normative criminelle !

Le bilan des intempéries qui ont frappé le sud-est de la France il y a deux semaines (autour du 13/09/2002), a été ramené à 22 morts et trois disparus, une personne ayant été retrouvée saine et sauve dans le secteur de Nîmes. Le département du Gard a payé le plus lourd tribut aux inondations avec 20 morts et trois disparus, dont cinq pour le seul village d'Aramon. Les inondations ont également frappé l'Hérault et le Vaucluse. Plusieurs milliers de maisons ont été endommagées et des centaines d'entreprises ont dû suspendre leurs activités. Selon un bilan des services préfectoraux, les pompiers ont procédé depuis dimanche à 2.000 sauvetages par hélicoptères, 700 au moyen de barques et un millier par voie terrestre. Les services de l'Office national des forêts ont pour leur part fait l'inventaire des rivières pour repérer d'éventuels bouchons sur les cours d'eau. Le gouvernement, qui a débloqué une première aide d'urgence de 10 millions d'euros, a dépêché une mission d'évaluation composée de trois hauts fonctionnaires pour effectuer un bilan précis des dommages. L'état de catastrophe naturelle a été par ailleurs déclaré pour les trois départements sinistrés."Il faudra cinq ans pour reconstruire", a estimé un représentant du Conseil général du Gard. "Cet événement se situe au-delà de toutes les références sur lesquelles ont été bâtis les documents d'urbanisme. C'est la plus grande catastrophe jamais vécue par le Gard", a déclaré le préfet du Gard Jean-Pierre Hugues lors d'un point de presse.

Quatre personnes initialement portées disparues ont finalement été identifiées comme décédées par la gendarmerie et avaient été comptées deux fois. Deux ressortissants suisses, recherchés dans la région d'Alès, ont pour leur part été retrouvés sains et sauf jeudi dans la soirée. La levée de l'alerte de vigilance météorologique de niveau 3 (sur une échelle de 4) par Météo France a provoqué un "réel soulagement" au sein d'une population durement touchée. Selon un bilan établi par les services préfectoraux, 311 communes ont été sinistrées sur les 353 que compte le Gard, soit 85,55% du territoire départemental. Le préfet du Gard a expliqué que 116 communes l'avaient déjà saisi pour établir une procédure de catastrophe naturelle. "Cela représente environ la moitié des communes qui peuvent légitimement prétendre à effectuer ces démarches", a-t-il précisé.

Une "surveillance accrue" est toujours exercée sur les digues fragilisées du département.

C'est notamment le cas à Codolet, près de Bagnols-sur-Cèze, où des évacuations sont envisagées dans un secteur déjà "entièrement ravagé" par les intempéries.

La situation est comparable à Comps, une commune limitrophe de celles d'Aramon et de Montfrin.

Plusieurs rues du village d'Aramon (environ 4.000 habitants) sont encore sous un mètre d'eau. Le maire de la commune a été autorisé à réquisitionner huit pompes à haut débit qui évacuent 4.000 m3 d'eau par heure. A la mi-journée, 271 foyers restaient privés d'électricité, dont 245 pour le seul village d'Aramon, contre 90.000 lundi. Plus de 400 techniciens d'EDF, renforcés par une centaine d'hommes, s'activent aussi pour remettre en service les 10.000 lignes téléphoniques encore hors d'usage.

"Tous les moyens mobiles que France Télécom possède dans l'Hexagone sont mobilisés sur le Gard. C'est du jamais vu et cela donne la mesure de l'ampleur de la catastrophe", a affirmé un porte-parole de la cellule de crise de la préfecture. "La priorité reste cependant le relogement des personnes qui ont tout perdu", a-t-il ajouté.

Une première estimation fait état de 3.000 logements "provisoirement ou définitivement" inhabitables et de 2.000 personnes toujours regroupées dans les centres d'hébergement du département.

La préfecture a également pris des "mesures d'exception" pour autoriser le creusement de fosses destinées à éliminer les cadavres d'animaux, principalement des ovins et des bovins provenant d'élevages et de manades sinistrés, qui sont estimés à "plusieurs centaines, voire plusieurs milliers".

Tous les axes routiers "essentiels" ont été rétablis, à l'exception de la nationale 580 entre Avignon et Bagnols-sur-Cèze. Un peu moins de la moitié du réseau routier secondaire demeure impraticable avec notamment une liste de 25 points noirs où la circulation restera longtemps interrompue. Le bilan dressé par la Direction départementale de l'équipement (DDE) fait aussi état d'une vingtaine de ponts détruits dans le département. Avec la coopération des soldats du Génie, des ponts provisoires doivent progressivement être mis en place pour rétablir les liaisons routières. Le retour à la normale est effectif sur l'ensemble du réseau ferroviaire. Seule la ligne Alès-Nîmes demeure impraticable en raison de l'effondrement d'un ouvrage d'art qui nécessitera un mois de travaux. Une liaison par voie routière a été mise en place.

Les écoles maternelles et élémentaires du département, qui ont rouvert leurs portes jeudi matin, ont de nouveau été fermées deux jours aux élèves. C'est également le cas pour les collèges et les lycées. D'importantes "forces de sécurisation" ont enfin été mises en place pour surveiller les zones sinistrés. Près de 300 gardes mobiles et réservistes, renforcés par trois compagnies de CRS et près de 500 élèves de l'école de police de Nîmes patrouillent sur l'ensemble du département pour décourager les actes de pillage. "Au total, un millier d'hommes est affecté à cette tâche et cela a déjà permis de faire avorter plusieurs tentatives de pillage", a dit le porte-parole de la préfecture. Plus de 2.000 pompiers et militaires sont aussi déployés sur le terrain, principalement affectés à des tâches de déblaiement et de ravitaillement des populations en eau potable et en nourriture. Plus de 15.000 repas ont ainsi été distribués

Cette catastrophe n'aurait jamais tant tué si les digues de retenues d'eau avaient été régulièrement suivies et si l'État avait pris ses responsabilités il y a une vingtaine d'années en interdisant toute construction en zone inondable. Ce qui aujourd'hui est heureusement fait.


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