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11ème Chronique

ZTE : Raffarin, le petit père de la Vienne

Kritix, le Tuesday 15 September 2009 - 2852 consultations - Commenter la chronique
Rêveries au lac de la Technopôle du Futuroscope, près de Poitiers.
© kritix.com

Ah, le bougre ! Il crée de la richesse là où il n'y a rien ! Le sénateur Jean Pierre Raffarin, tout chemin faisant, marche d'un pas lourd dans les rudes ornières du Poitou et nargue Poitiers, la socialiste. C'est que l'ancien premier ministre, sous sa bonhomie rustique, sait charmer là où il faut et à contre-courant, à rebours des modes sarkozystes.

Il s'incline, se prend les pieds dans le tapis de la présidence du Sénat, relève la tête, égal à lui même et le voilà reparti en Chine quérir la croissance poitevine ; avec ZTE (le premier fabricant et installateur de téléphonie mobile de Chine), les trois lettres magiques qui débrident sur la technopole du Futuroscope !

Dans le Haut-Poitou, cet homme en vaut mille ; les fainéantes baronnies poitevines le regardant avec ce mépris, cette haine partisane, dont ses adversaires n'ont pas l'intelligence de se défaire.

C'est que Jean Pierre Raffarin, le malin, à défaut de prendre Poitiers, son ennemie intime, s'est épris du Poitou qui le lui rend bien... avec une réserve : le cas de la présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal, une autre ennemie intime ! L'ancien président de la région s'est bien gardé de se mesurer à madame Royal, à l'ancien maire de Poitiers Jacques Santrot et à l'actuel maire Alain Claeys. Son amie la députée européenne Élisabeth Morin-Chartier, fusible-UMP, se sacrifia sur plusieurs scrutins électoraux en lieu et place du sénateur Raffarin : un notable d'influence nationale se doit de ne pas être la risée des sans-grades lors de suffrages universels locaux. Jean Pierre Raffarin le libéral, est toujours là, inoxydable, disponible pour un avenir radieux !

Le positionnement diplomatique ambigüe de la France à l'endroit de Pékin mina les efforts herculéens du sénateur Raffarin, sans pour autant en venir à bout. Mais son indispensable secours obligea le président de la République française à en faire son émissaire en République Populaire de Chine. Cet amoureux contrarié de Beijing sert désormais une France qui se réforme dans le libéralisme économique.

Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne (2009), ancien président de la région Poitou-Charentes et ancien premier ministre.
© kritix.com

Le casse-tête chinois commence ! Nous avons un président libéral, Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, qui n'en finit pas de souffrir du soviétisme. Nous avons un ancien premier ministre libéral, Jean Pierre Raffarin, qui n'en finit pas de séduire le maoïsme. Nous avons une France de seniors qui n'en finit pas d'avoir peur. Comme quoi, le libéralisme économique s'attache à tout et à n'importe quoi, avec cette propension à l'infidélité qui fait déprimer plus d'un trader !

Le libéralisme économique est telle cette coquille vide que les vautours manient avec le suivisme d'une meute de chacals : autant dire que « l'intelligence de la main » garde tout son empire ! Séduire la Chine, c'est lui montrer l'unité de sa famille politique : voilà ce que Hu Jintao apprécie du pâtre du Poitou. Il se trouve que l'homme du Poitou trouva sa radieuse immanence ; sa chevauchée libérale qui court les toits étincelants de la cité interdite, galopant au-devant de la puissance du Levant... Et ainsi clairvoyant, l'homme du Poitou trouva cet Empire du Milieu, ce nouveau centralisme mondial, dont le rayonnement aveugle l'UE ! De ce New Deal, la France attend douloureusement sa part, tant les atermoiements de son excellence Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa troublent la loi du plus fort.

Une Chine si grande, si vaste, qui nous dépasse, qui nous dépasse... excepté le Grand Timonier Raffarin ! Le pâtre de cette France 2009 se veut cette providence UMP pour les laissés-pour-compte avec ce langage compassionnel de sarkozie ; ce ton empâté qui affecte un sentimentalisme sans réserve, ni sincérité... Le sieur Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa respecte son ami Tom Cruise qui caractérise la scientologie. Le mandarin Jean Pierre Raffarin respecte le taoïsme qui caractérise la Chine. Avec ce bancal esprit de corps, la France envie à l'envie une technopole d'un Futuroscope qui se donnerait des airs de prospérité, tel l'outrageux Vaux-le-Vicomte de feu le surintendant des finances Nicolas Fouquet !

Quand l'ignorance fait le lit du racisme... pour justifier l'expansionnisme du colonialisme occidental. Illustration de la revue "Je Sais Tout" de mars 1905.
scan Kritix.com

L'ostentation passée revisitée façon UMP : le bling bling 2009 se contente jusqu'à présent des ors plaqués du Fouquet's, sorte de taverne parisienne aux milles et unes voluptés financières... Estaminet rutilant dont le pâtre du Poitou ne désespère pas.

En matière de séduction, de communication politique, il est convenu de s'adresser au peuple par démagogie, à l'élite par cynisme. Dans cet abîme de fin d'un monde, les séductions les plus viles fardent les peurs d'un nouveau monde. Jadis, trop rares étaient sinophiles ; à l'avenir, le sino-style nous étreindra. Les réactionnaires n'ont rien à craindre, même si le vulgaire la voit, l'imposture ne pourra jamais l'avoir... l'âme française.


      

ANNEXE
Lien sinophile de la fondation prospective et innovation présidée par le sénateur et ancien premier ministre français Jean Pierre Raffarin : prospective-innovation.org.


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