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16ème Chronique

Ciconia ciconia et cancrelat

Kritix, le Thursday 15 September 2011 - 2391 consultations - Commenter la chronique

« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage... » déclama JDB.

Au sortir de son coutumier Odyssée, une cigogne venant d'Afrique arriva en Alsace. Comme à l'accoutumée, l'oiseau fit son nid sur quelque toit de Ribeauvillé. Le rituel opéré, un disgracieux cancrelat approcha l'échassier :

« Sais-tu qui je suis pour te conduire ainsi ? admonesta le cafard, gesticulant, comme désarticulé.
       — Non, souffleta le volatile, sur sa paille, stable.
       — L'Alsace je l'ai conquise, la sécurise et la gouverne ! » claironna le petit diable. Ces derniers temps, notre blatte avait régné sur les rhénanes peurs de l'après-demain. Toute ouïe, incrédule, dame cigogne le surprit mielleux ; elle écouta l'importun bruire de son état, hoqueter du chef en de curieux spasmes :

« Ma bonne cigogne, on ne va pas se raconter d'histoires... Ici, c'est moi qui préside. Que sais-tu du pays qui est le mien ?
       — Et toi, de te méprendre... Alsace ! Dis-moi si je suis de toi ? » défia dame cigogne, pressée d'en finir. Tout à l'entour, de l'écho d'une voix familière, il n'y eut que révélation, joie et allégresse. Coutumier du fait, le pays se reprit à espérer.

« Pourquoi t'installes-tu ici ? cracha la fielleuse créature.
       — J'y fais mon nid, genèse de ma semblable Alsace, patrie qui me transporte et que je porte. Comme de coutume, on me fête : question d'identité. Arriviste cancrelat, ce pays ne te ressemble pas ! »

Ainsi, l'Alsace s'en remit à l'évidence ; emportée un temps, bien malgré elle en de funestes desseins. Dame cigogne fit alors circonstancié hommage-lige de l'imposture patriotique :

« Votre petite grandeur ne demande qu'à s'élever ! »
       Tombant de sa hauteur, le Vulgaire bascula. Claudiquant, il opina du chef, dodelina du tronc, le toc en maître. Bien malgré lui, le parjure dût se résoudre aux alsaciennes inimitiés ; lesquelles désormais ne souffriraient plus de tels outrages.

Du cafard à la cigogne.
© kritix.com

Le souillon chassé de son empire, l'Alsace fêta son égérie. Atavisme, immanence : c'est un cœur qui bat et se ressource ! Ici ne gît patriotisme, tant qu'il refonde sa maïeutique. Bien malin celui qui crût être chez lui, chez l'autre.

Pérégriner de saisons en saisons est la marche des patries. Exister par ce naturel des rythmes : un pays n'a d'autre besoin que de vivre son temps et les autres. Porter le sel patriotique, conter l'écume du beau voyage de ceux qui se retrouvent, se faire assemblée de confiance, douce immanence, marée humaine du lien ; aller de l'avant, ainsi va le temps de petits et grands.


       Au mémoriel usage, l'imposture ne s’accoutumerait guère ;
       L'identité n'étant bien souvent qu'une histoire coutumière.


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