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4ème Chronique

Par-devers Poitiers, François Bayrou bataille contre le Bipartisme

Kritix, le Wednesday 11 April 2012 - 2081 consultations - Commenter la chronique

L'éveil citoyen dans une scolarité, selon le président François Bayrou : « Avoir quelques heures dans la semaine où on ne sait pas quoi faire, c'est probablement un des biens les plus précieux. Je dis çà comme parent, comme père de famille, comme éducateur. Et aussi comme quelqu'un qui a quelques souvenirs de ce qui s'est passé quand il était lui-même un élève, un enfant. Il faut avoir du temps pour que les connaissances entrent. »

Emportés par la foule, fébriles, les poitevins attendaient celui qui allait raviver les cœurs et les esprits de 2007. Celui qui allait claquer les fatalités. Poitiers, capitale du Poitou, province natale de son épouse, recevait celui qui depuis son Béarn natal, franchissait la Charente pour se nourrir du Poitiers-sage ; songe heureux et contagieux.

François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle, lors du meeting du 5 avril 2012 à Poitiers.
© kritix.com

Quand, dans le même temps, Paris l'écervelée semble avoir perdu tout bon sens : ainsi la France attendra encore une fois et se relèvera bientôt depuis ses fondamentaux. L'élection n'a d'autorité naturelle que dans les réalités d'une Nation. Toute autre construction juridique relève du cheval de Troie. La Nation, si éclairée, n'est pas une fin politique mais un bien commun au service de la République. Thatchériens et blairistes sont étrangers à ce bienfait que trop de sociaux-démocrates oublient complaisamment, par conjectures institutionnelles coupées des peuples !

Quand au soir de deux septennats, le charentais François Mitterrand témoigna d'une vie, lors de son ultime discours tenu à Strasbourg devant le parlement européen en foule, le 17 janvier 1995 : « Ce que je vous demande là est presque impossible, car il faut vaincre notre histoire et pourtant si on ne la vainc pas, il faut savoir qu'une règle s'imposera, Mesdames et Messieurs : le nationalisme, c'est la guerre ! »

Cela ne veut pas dire que Demain s'écrira sans les nations mais qu'elles ne sauraient nier de nécessaires, subtils et pondérés échanges transnationaux : culturels, marchands et migratoires. L'Histoire s'écrit avec les peuples dans le concert des Nations. L'Histoire qui s'écrit sans les peuples est politiquement objet mort-né.


Présidentielle 2012 : Meeting de François Bayrou à Poitiers
envoyé par kritixTV.
A Poitiers, le 5 avril 2012, lors du meeting pour la présidentielle de François Bayrou, le candidat s'est engagé à organiser la "moralisation de la vie politique" et à bâtir le "produire en France".

François Bayrou le républicain : « Je suis le descendant de Sully »

C'est en homme de lutte que « l'héritier de Sully » se présenta aux poitevins enthousiastes, chemise immaculée en baudrier ; blanc d'Henri IV, ferment de la laïcité, chimie du vivre-ensemble. Si l'homme de concorde nationale ignore les facilités carriéristes, c'est pour ce goût qu'il a de la morale publique. Si le sacre de l'honnête homme ne procède pas de victorieuses stratégies, le sacre du sage est au chevet des vérités cruelles et advenues. Sully ne fut-il pas écarté du pouvoir par Ravaillac et son couteau de Vivonne ?

Moralisation de la vie publique

François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle, lors du meeting du 5 avril 2012 à Poitiers.
© kritix.com

François Bayrou, déterminé à détrôner le Bipartisme :
       « Il y a des années que l'on parle du cumul des mandats pour les députés. Je vous propose de l'interdire à partir du 10 juin ! Je propose que, à l'Assemblée Nationale et au Sénat, tous les votes soient publics pour qu'on sache quelles décisions ils ont prises et que vous puissiez leur demander des comptes.
       Tous les citoyens doivent être représentés dans la décision impartiale, dans tout le pluralisme français ; dans ceux qui auront la charge de partis qui ne représentent à eux deux à peine 50% des français ! Les autres 50% n'ont le choix qu'entre deux solutions. Ou bien ils vont s'incliner, faire des courbettes pour qu'on leur donne des circonscriptions, pour que ceux qui sont au pouvoir ou ceux qui sont dans l'Opposition leur donne des circonscriptions protégées, ce qui est une dépendance et une soumission ; et je suis contre la dépendance et la soumission ! Ou bien, comme nous le faisons, on va au combat, avec son drapeau, quitte même à ne pas être représenté, même quand un nombre considérable de français — un million — vous font confiance ! Je propose qu'on change la loi électorale pour que tous les mouvements substantiels, ayant obtenus par exemple 5% des suffrages dans le pays, soient représentés à l'Assemblée Nationale, pas comme un cadeau des partis au pouvoir, mais comme leur propre légitimité ! […]
       Je vous propose que l'on reconnaisse la validité du vote blanc dans notre pays. […] Je vous propose qu'on sorte de cette incroyable anomalie qui fait qu'il n'y a que deux partis qui ont tous les sièges à l'Assemblée Nationale ! […] Parce que ça n'est pas un acte moins citoyen d'aller voter, même pour dire que les candidats qu'on vous propose ne vous conviennent pas ! Et çà éviterait qu'il y ait des égarements et de mauvaises interprétations d'un certain nombre de réticences des français qu'ils ont bien le droit d'avoir, puisqu'ils sont citoyens de notre pays et qu'ils se déplacent pour aller voter ! »

L'Histoire de France est constitutive de ceux qui ont compté pour sa grandeur et sa survie. L'Histoire de France sait se souvenir non sans noblesse des parjures, des impostures, usurpations de « joueurs de bonneteau » qu'un béarnais reconnaît entre mille ; et d'en tirer l'enseignement premier que parfois la légitimité des urnes tient en quelques miasmes de modes de scrutins amoraux.


François Bayrou contre le Bipartisme
envoyé par kritixTV.
A Poitiers, le 5 avril 2012, lors du meeting pour la présidentielle de François Bayrou, le candidat a dénoncé avec virulence les graves "anomalies" des modes de scrutin français qui permettent à deux partis représentant moins de la moitié des français de gouverner sans partage à l'assemblée nationale.

Les derniers feux de l'Ordre de la Talonnette

François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle, lors du meeting du 5 avril 2012 à Poitiers.
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De sorte que François Bayrou, devant plus de 1000 poitevins férus de politique, plaida pour la reconnaissance du vote blanc, s'éleva contre le cumul des mandats, proposa l'établissement d'une justice indépendante, s'érigea contre une éducation nationale en déroute, célébra le « produire en France » pour financer le système redistributif, clama les vertus des apports intergénérationnels, s'indigna du gaspillage des finances publiques, célébra le contrat social, vanta les bienfaits des domaines et forêts, déplora la sous-exploitation des atouts de la maison France...
       Pour lui, sa politique de Nation solidaire relève du Politique, du volontarisme que le cynique bipartisme a détourné pour dépouiller la France de ses richesses, de ses solidarités, de sa souveraineté. Quand René Monory se méfiait de Jean Pierre Raffarin, la prémonition du bon sens avait alors trompé un monde sans foi ni loi : jungle Goldman Sachs qui en 2012 dirige l'UE !

François Bayrou et le grand Nicolas du CM2

François Bayrou s'était élevé en février 2009 contre le munichois Nicolas Sarközy de Nagy Bocsa, qui décida seul à Munich l'alignement de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. Et ce, sans référendum, pourtant prescrit par l'esprit des institutions de la Vème République ! La croix de Lorraine venait d'être taguée, dégradée, usurpée, démantelée par un terrorisme en bande organisée !
       À Poitiers, le 5 avril 2012, François Bayrou déplora le piètre niveau en calcul mental, du chef des armées Nicolas Sarközy ; après que feu le certificat d'études ait été évoqué. À quoi bon accabler un irresponsable, sinon de le remettre aux siens ? En 2012, la France en fera un modèle de kitscherie politique, un modèle d'assimilation ratée.


François Bayrou et le grand nicolas du CM2
envoyé par kritixTV.
A Poitiers, le 5 avril 2012, lors du meeting pour la présidentielle de François Bayrou, le candidat s'est élevé non sans ironie contre les lacunes en calcul mental du chef de l’État Nicolas Sarkozy en matière de comptes publics.

François Bayrou en 2009 sur la France et l'OTAN : « On peut être indépendants en étant alliés. On ne peut pas être indépendants en étant intégrés »

François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle, lors du meeting du 5 avril 2012 à Poitiers.
© kritix.com

Tout comme François Hollande, François Bayrou propose en 2012 le statut quo pour accélérer l'élaboration d'une Défense européenne. Funeste pragmatisme que celui qui succède au pardonnable conservatisme du chef des Armées Jacques Chirac : son immobilisme eut le mérite d'éviter le saccage du pays de Frédéric Auguste Bartholdi et la douce prudence de constitutionnaliser la peine de mort le 30 janvier 2007, avant de tirer sa révérence, pour la France. Un corrézien tranquille se méfie toujours d'un parisien arriviste. Corrézien conscient des fragiles équilibres d'une Nation millénaire.

Atlantiste résigné pour un temps, François Bayrou renonce à une politique étrangère souveraine... Et donne à Washington toute la latitude pour réduire la voix de la France à peu de chose ! La diplomatie française est réduite à sa portion congrue : l'influence politico-économique est mise au pas. C'est tout l'héritage diplomatique français d'Intelligence économique de la IVème République, qui vient d'être réduit à rien par le seul fait de l'ultra-libéralisme, en un seul quinquennat : le culte du chacun pour soi, celui d'une barbarie que les sages nations laissent volontiers aux anthropophages.
       Le commerce extérieur est un baromètre d'influence normative dans une logique de mondialisation.
       En attendant une Union Européenne politique dont Washington ne veut pas, les USA torturent à l'envi une Europe tristement servile qu'ils veulent marchande et en vente à la découpe !

François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle, lors du meeting du 5 avril 2012 à Poitiers.
© kritix.com

Est ici résumé, l'abattement d'un modéré devant la bêtise de ses semblables. Autisme regrettable. De cela, il ne parla pas aux Poitevins. Poitiers valait bien un dernier tour d'honneur. Ces « malgré-nous » savent ce que fatalité mesure et châtie : l'indulgence mendésiste leur est acquise pour un pays uni à reconstruire. Il suffit de patienter... Les USA s'effondrent : une chance pour l'UE politique, affranchie du diktat atlantiste. La France trouvera, résolue, ce qu'il faut de courage pour réaffirmer son Universalisme ; campagnes après campagnes, à la ville et au Monde.


      


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